Bienheureux BERNARDO FABREGA JULIA

Bienheureux Bernardo Fabrega Juliá

frère mariste espagnol (✝ 1934)


FRÈRE ET MARTYR

Le 06 octobre 1934,

il y a 70 ans,

le Frère Bernardo est assassiné à Barruelo, Espagne.

Il a 45 ans.

La page qui ouvre sa cause synthétise l’événement

par ces mots :

« Le bon berger donne sa vie pour ses brebis », Jn 10,11…

On ne s’improvise pas martyr.

En Bernardo battait un cœur d’apôtre. Dans tous les postes où il est passé il multipliait les initiatives : chorales, association d’anciens élèves, groupes d’action catholique, mouvement d’apôtres parmi les élèves, portes ouvertes, installation de statues du Sacré Cœur, veillées de prières, cercles d’études, conférences culturelles et religieuses, classes pour adultes, caisse d’épargne pour les fils des mineurs, bourses d’études, bibliothèque itinérante, compagnie théâtrale, activités folkloriques, visites aux familles des mineurs, visites aux malades, recherche de vocations, accompagnement de jeunes Frères…avec le travail normal de professeur et de directeur. « Neuf heures de classe par jour, écrit-il à un de ses anciens élèves, heures qui me paraissent minutes, parce que je trouve mes délices à être au milieu des enfants et tout ce que je fais pour eux me paraît bien peu ! » .

Tout cela mûri dans une forte vie d’intimité avec le Seigneur et la Bonne Mère, sans oublier la mortification et même le cilice. Il disait en effet : « Quel bien puis-je faire aux élèves, si je ne suis pas le premier à vivre ce que je dis ? » . En lui rayonne le Christ qui le rend très humain.

Un article du journal El Debate écrit : « Le religieux qui a été assassiné, Don Plácido Fábrega, était un homme vraiment apostolique. Pendant neuf ans à Barruelo et Villejo de Orbó, il s’est dédié à la formation intellectuelle et morale des fils des mineurs de la zone. Il était très estimé des élèves pour lesquels il avait formé une caisse d’épargne… »

Le Frère Bernardo se savait menacé. A un confrère de Lerida il disait : « Je ne sais pas ce qui va se passer à Barruelo, mais tôt ou tard il va se passer quelque chose d’horrible… Les pauvres ouvriers sont fanatisés, ils sont armés, ils s’entraînent toutes les semaines…, ils menacent le curé et les sœurs… Mais que tout soit selon la volonté de Dieu ; c’est dans ses mains que nous sommes. » .

Quand sa maman sut qu’il devait diriger l’école de Barruelo, dans la zone des mines, elle lui dit :

-Que Dieu te protège, mon enfant. Les mineurs ont une mauvaise réputation. Espérons qu’ils ne te tueront pas.

-Ils ne sont pas si mauvais, maman, et s’il en était ainsi, y a-t-il joie plus grande que celle de donner sa vie pour Dieu et pour l’évangile ?

Le Frère Laurentino, son provincial, en apprenant la mort du Frère Bernardo, ce religieux tout d’une pièce (religioso cabal), écrit : « C’était un apôtre infatigable de l’enfant pauvre, un religieux exemplaire, un mariste complet, supérieur, père et modèle de ses Frères, un excellent recruteur de vocations… »

Le 5 octobre, fête de saint Placide, nom de baptême du Frère Bernardo, les communautés de Barruelo et de Vallejo de Orbò se sont réunies pour célébrer le directeur. Dans un poème de circonstance un des Frères souhaite au Frère Bernardo « une joie éternelle » .

Les fioretti du Frère Bernardo

Comme Marcellin, le Frère Bernardo aimait approcher les enfants pour leur parler de Dieu. Un confrère nous a laissé ce souvenir :

« C’était à Barcelone, un jour de promenade. Nous rencontrons un enfant pauvre, vêtu de haillons. Le Fr. Bernardo me dit : « Qui sait si cet enfant sait que Dieu existe ? ». L’enfant s’approcha pour demander une aumône ou une image. Avant de la donner, le Frère Bernardo parle avec l’enfant et voit qu’il sait le Notre Père et le Je vous salue Marie.

Il lui demanda :

-Et qui t’a appris ces prières ?

-Ma mère.

-Où est ta maman ?

-Elle est morte.

-Il y a longtemps ?

-Trois mois.

-Est-ce que tu as prié beaucoup pour elle ?

Et comme l’enfant ne répondait pas il lui demanda :

-Et où est ta maman maintenant ?

-Au cimetière.

-Son corps, oui, mais son âme ?

-Aussi !

-Mais non, mon enfant, tu ne sais pas que l’âme ne meurt pas ? Tu ne sais pas qu’il y a un ciel ?…

Deux employés de la Maison du Peuple, tous les deux marxistes et irréligieux, devaient passer un concours. Ils vinrent tout simplement trouver le Frère Bernardo pour des cours de préparation. Bernardo ne s’était jamais refusé à de telles demandes et encore moins cette fois. Pendant deux mois il leur donna une heure par jour. Il ne voulut pas être payé : « C’est de bon cœur! » dit-il .

C’était le jour de sa fête patronale. Bernardo se trouvait à table avec ses Frères et ceux de la communauté de Vallejo de Orbó qui avaient été invités. On l’informe qu’un jeune marxiste pauvrement habillé et sans travail se tient à la porte et demande l’aumône. Il se lève immédiatement. En voyant les haillons du malheureux, il lui trouve des habits, des souliers et le fait asseoir à table. Une fois restauré, il le congédie aimablement .

Tous les ans il réussissait à se faire donner une grande quantité de pièces d’habits. Il les distribuait aux familles des mineurs les plus pauvres. Volontiers il se faisait mendiant pour ses pauvres. On lui avait donné le sobriquet « le voleur » «el atracador », sobriquet qui n’avait rien de méchant .

Bernardo écrit à un de ses bienfaiteurs : « Il y a quelques jours, en allant à la messe de 6h30, nous avons rencontré deux enfants accroupis à la porte de l’église, deux orphelins, presque nus et mourant de froid. Nous les avons fait venir à l’école et les avons habillés de pied en cap. Je serais plus correct si je disais que vous les avez habillés de pied en cap. »

Un jour il rencontra une pauvre vieille, tellement misérable que sa robe n’était plus que hardes. Aussitôt il s’enleva la blouse et en couvrit la pauvre femme.

Les jours de pluie ou d’intense humidité, certains élèves n’avaient pour rentrer chez eux que des espadrilles. Le Frère Bernardo les retenait, leur achetait des galoches ou des sabots et leur en faisait cadeau. Et quand il faisait vraiment froid, il appelait les moins bien couverts, leur donnait des manteaux pour s’abriter du froid et ils gardaient cela pour eux

Il donnait des cours particuliers et employait les honoraires à secourir des enfants pauvres, surtout pour qu’ils puissent s’habiller dignement le jour de la Première Communion. C’était toujours lui qui préparait les enfants à la Première Communion. Dans tous les postes il s’était réservé cet apostolat.

Dans une certaine occasion, étant à Vallejo de Orbó, il apprit qu’un de ses élèves était malade a Matabuena. Pour y arriver, il fallait parcourir un long chemin et grimper bien des montées. Bernardo se mit aussitôt en route, à pied comme toujours. Il trouva le malade en mauvaises conditions. Il lui administra un remède qu’il avait préparé et après avoir encouragé la famille, il se dirigea vers Barruelo. Il supplia le médecin de visiter le malade immédiatement. Puis il retourna rapidement à Vallejo pour assurer ses cours. Il avait parcouru 15 kilomètres. (Depuis le jour de la visite le malade a commencé à se sentir mieux… et en 1991 il avait 85 ans.).

Dans un village proche de Barruelo, un adolescent de 17 ans, voulant voler 25 pesetas à un enfant de 10 ans, le tua en lui brisant la tête avec une grosse pierre. Quand Bernardo apprit ce crime horrible, il voulut participer à l’enterrement avec tous les élèves de sa section, malgré le grand froid. Les gens exprimèrent leur admiration pour ce geste.

Souvent supérieur de petites communautés, Bernardo acceptait volontiers de faire le gardien de buts si cela permettait aux jeunes Frères d’avoir leur match de football.


La biographie…

1889, 18 février, le Frère Bernardo naît à Camallera, près de Gérona, Catalogne, Espagne. Au baptême il reçoit les noms de Plácido Juan José.

1901, le 9 mars, il entre au juvénat où un de ses frères l’avait déjà précédé.

1905, le 8 septembre, il émet ses premiers vœux ; en 1910 les vœux perpétuels et en 1930 le vœu de stabilité.

Il parcourt toutes les étapes que connaissent les Frères à cette période : cuisinier de communauté, études, enseignant dans le primaire, dans le secondaire, sous-directeur d’école, supérieur de communauté et directeur d’école.

1910 Il enseigne dans l’école d’Igualada et restera toute sa vie particulièrement attaché aux élèves de cette école.

1916 Il se trouve parmi les fondateurs du collège San José de Barcelone. Pendant les neuf ans qu’il y reste, il consolide et développe les traits de son apostolat.

1925 : Il est nommé supérieur de communauté et directeur d’école des mines (mines de charbon) à Vallejo de Orbó. Cette école est dans la même vallée que Barruelo, à quelques kilomètres. Son apostolat sera désormais centré sur la formation des enfants des mineurs. Il va aimer passionnément cette population travailleuse, pauvre mais infiltrée par le marxisme. Conscient de la pauvreté de ces familles, il veut donner aux enfants des chances d’un avenir meilleur.

1931 : Les supérieurs lui demandent de prendre la direction de l’école de Barruelo et d’être le supérieur de la communauté de six Frères.

1934 : le 6 octobre il est tué vers 4h30 du matin, son corps est insulté, mutilé, traîné par les pieds jusque dans la propriété des Frères et abandonné pendant 24 heures.

1934: le 8 octobre il est enterré dans le cimetière paroissial.

1935: le 12 octobre, au cours d’une cérémonie solennelle, il est mis dans une tombe nouvelle au cimetière de Barruelo.

Un climat menaçant

En Espagne, avec l’événement de la seconde république (1931), la diffusion de l’anticléricalisme et du marxisme devint provocante et orientée de façon éhontée contre l’Eglise et contre les valeurs chrétiennes.

Le Frère Bernardo s'opposa courageusement à cette marée funeste qui menaçait la chrétienté de Barruelo et surtout les jeunes. Il multiplia les initiatives éducatives pour prévenir l’apostasie : action catholique, cercle d’études, cours du soir et conférences, caisse d’épargne, bourses d’étude.

Beaucoup, qui, dans un premier temps, avaient adhéré au marxisme, revenaient à l’Eglise en voyant le témoignage de vie du Fr. Bernardo et la générosité de sa charité envers tous ceux dans le besoin.

Ce fut aussi la raison principale pour laquelle les dirigeants locaux du parti communiste l’ont inscrit sur la liste noire et l’ont menacé de mort à plusieurs reprises ; son élimination physique sera un de leurs premiers objectifs quand la révolte éclatera. Pourtant rien ne va faire dévier le Frère Bernardo de l’annonce du Christ et du témoignage en sa faveur… Il sera la victime d’ « une haine sans raison », Jn 15,25, (son propre assassin le reconnaîtra au tribunal). Ses derniers mots sont une prière à Dieu, à la Vierge Marie, et le pardon offert à son meurtrier qui le regardait mourir et s’en vantait.

Liberté ! … et je tue !

Laissons la parole au Fr. Heraclio José qui a vécu les événements :


« Il devait être quatre heures du matin quand un tir de pétards et de coups de fusil contre nos fenêtres nous réveilla…Il ne nous était possible de fuir que par la porte qui donnait sur le verger et de là par un trou traverser le ruisseau. Arrivés à cet endroit et voyant que nous hésitions, le Frère Bernardo nous dit : « Courage, Frères, Dieu nous protège », et il prit la tête du groupe. Les six Frères, nous avons traversé le ruisseau. Après quelques mètres le Frère Bernardo se trouva en face d’un tireur qui lui cria : « Liberté !» (c’était le mot de passe, il fallait répondre : « c’est pour elle que nous luttons »). Le Frère Bernardo lui dit : « Au nom de Dieu ne tire pas. Je suis le directeur de l’école et voilà neuf ans que je me dévoue à l’éducation des fils des mineurs. »… Mais l’autre lui déchargea deux coups de fusil. J’ai entendu les derniers mots du martyr : « Vierge très Sainte ! Seigneur ! pardonne-moi, pardonne-lui, Seigneur ! Hélas ! Mère. »

L’assassin appela ses amis et se vanta : « Venez voir, il y a ici un moine avec la bouche plus froide que sa mère qui le mit au monde », et il marcha sur le cadavre. On proféra contre le mort toute sorte d’obscénités, l’un d’eux le poignarda, puis on mutila le corps, on lui lia une corde aux pieds et on le traîna dans le verger des Frères où il fut abandonné pendant 24 heures…

Celestino Mediavilla, l’assassin, avouera que le motif du meurtre ne fut ni politique, ni une vengeance personnelle. Il reconnaissait dans le Frère Bernardo une personne bonne, qui faisait du bien aux enfants des mineurs… Mais c’était l’ordre de tuer prêtres et religieux et d’incendier l’église de la paroisse et l’école des Frères. C’était la logique marxiste.

Si nous écoutions les témoins

Le noyau central de la spiritualité du Frère Bernardo est la foi en Dieu-Amour.

La vertu du Frère Bernardo n’est pas le fruit du tempérament, mais le produit élaboré d’un effort particulier de tous les jours… Ses journées n’étaient pas une succession de périodes égales, comme un produit en série qui sortirait de l’usine de son esprit. Sa vie était un devenir constant… par la rampe des tâches quotidiennes.

Si le Frère Bernardo est parvenu à être un éducateur efficace de la foi de ses jeunes élèves, la raison est qu’il ne proposait pas seulement ses connaissances théologiques, mais surtout son expérience de Dieu.

Il a été un maître extraordinaire, de volonté forte, de caractère énergique, sérieux et profond dans tout ce qu’il disait ou entreprenait ; en outre respectueux, affable, exquis dans ses manières et extrêmement charitable… Sa sincérité et sa rectitude intégrale étaient remarquables.

Un jeune Frère doit rejoindre la communauté du Frère Bernardo. Le Provincial ne donne qu’un conseil : « Efforce-toi d’aller toujours avec Bernardo »… Après quelques jours le Frère comprit : « C’était comme s’il m’avait dit : je pourrais te conseiller d’être pieux, mortifié, zélé, en une parole, saint ; mais c’est tout cela que je te recommande par le seul fait de te mettre dans la compagnie du bon Frère Bernardo. En effet, il sera pour toi un modèle de piété, un miroir d’abnégation et de régularité, un exemple de zèle, une lumière de sainteté, une copie et un résumé de toutes les vertus religieuses et maristes… En lui tu trouveras un guide, un ami, un frère, un père… »

Il avait une prédilection spéciale pour les enfants des mineurs, il les voyait davantage démunis dans la lutte de la vie. (p. 150). Sa visée était de faire le bien à tous, mais de préférence aux enfants des mineurs… Il se préoccupait de trouver des moyens pour répondre aux besoins des autres, surtout des enfants les plus pauvres ; pour eux, tous les ans il recevait des habits. Il distribuait aussi des habits de seconde main à des jeunes déjà grands. Il ne demandait jamais quelles idées ils professaient. Pour combler les dépenses que cela supposait, il donnait des cours particuliers.

Il avait une vertu à la fois solide et attrayante ; il rayonnait une telle joie et une telle sympathie que je ne me rappelle pas, dans les sorties, qu’on lui eût jamais refusé le bonjour, même pas les plus aguerris des socialistes.

Dans le temps que j’ai pu connaître le Frère Bernardo, j’ai apprécié deux grandes qualités qui se détachaient parmi d’autres : une piété solide et un travail infatigable. Quand j’ai lu dans le journal de quelle mort il fut victime, une seule idée s’est imposée en moi : Dieu s’est plu à le récompenser avec la couronne du martyre.


Inquiétudes et convictions du cœur

Il disait souvent à ses élèves : « Il faut croire avec ses paroles et avec ses œuvres ! »

« Quand dans la solitude et le repos de la retraite je jette un regard en arrière, les bras me tombent à voir le peu de progrès dans la vertu. Comment oserai-je me présenter devant Dieu ? » … « Cinq ans de lutte sans avoir abouti à rien. J’ai lutté, j’ai fait des neuvaines ferventes, j’ai cherché les moyens, j’ai consulté mes confesseurs. Tout a été inutile… Que je suis loin de la perfection que Dieu attend de moi ! Et avec le grand nombre de grâces qu’il m’a concédées ! Je reçois la communion tous les jours et pourtant je suis si tiède ! Dans quel abîme suis-je tombé ? Combien cela serait utile à mes confrères et à mes élèves que je sois un saint ! ».

La respiration est signe de vie. La dévotion à Marie est signe de salut.

Nous sommes à vous, Marie, parce que vous êtes notre Mère très aimée, parce que vous êtes notre Reine vénérée ; nous sommes totalement vôtres parce que Jésus, en mourant, nous a remis à votre tendresse et à votre protection.

Aujourd’hui, fête de l’Immaculée Conception, j’ai eu la joie de recevoir le Bon Jésus dans l’église de la Vierge des Désemparés. Pour n’oublier personne, j’ai porté le carnet de notes de mes élèves et j’ai lu vos noms un à un demandant à la Très Sainte Vierge qu’elle vous bénisse tous et qu’elle ne permette pas qu’un seul de ceux que Dieu m’a confiés se perde (Lettre à un élève.

Notre misère nous oblige à prier…

Il avait une idée tellement haute de la prière que, chaque fois que je faisais l’entrevue hebdomadaire, il m’exhortait à acquérir l’esprit de prière, il me disait : « La prière est le point capital, c’est le thermomètre du religieux ».

Il disait au sujet du carnaval : « Avec quelle joie je donnerais des cours pendant ces jours du carnaval, et pas seulement à nos élèves, mais à tous les enfants du village, si cela pouvait permettre d’éviter ne fut-ce qu’un seul péché mortel » .

Il y a peu de jours votre père me fit venir à son chevet et, en mettant dans les paroles toute son affection paternelle, il me dit : « Frère, prends soin de mes enfants et quand tu les vois, dis-leur que mon désir le plus ardent est qu’ils soient de bons religieux »… Vous le savez bien, mes très chers, votre père est déjà au ciel, mais il vous reste un deuxième père qui est disposé à faire pour vous tout ce que ferait le meilleur des pères. Votre second père, qui vous aime beaucoup et vous bénit de tout cœur.

Il disait des enfants des mineurs : «Ils ont le visage un peu noir, c’est vrai, mais ils sont quand même des âmes de Dieu ».

Mon très estimé petit ami Emilio : Tu ne peux pas t’imaginer la joie et la joie que m’a causée ta carte très affectueuse. Quel cœur noble et délicat Dieu Notre Seigneur t’a donné… Tu me dis que tu me demandes pardon de tous les petits déplaisirs que tu m’as causés, et moi je te dis que tout est oublié, que tout est pardonné, que je suis très content de toi.

Les pages indiquées sont celles de l’Informatio; celle-ci constitue la première partie de la Positio ou de l’ensemble du travail qui présente une cause de béatification ou de canonisation.

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