Mot du père Franz - Du 02 au 17 avril 2022

Chacun de nous a pu le constater –et la guerre en Ukraine nous le rappelle d’une manière forte-, la violence est une réalité bien présente dans notre monde d’aujourd’hui. C’est devenu une spirale infernale de coups et de représailles. L’orgueil pousse l’homme à vouloir dominer, écraser, humilier son semblable. Pour cela, il n’hésite pas à le faire souffrir et le mettre à mort. L’Evangile de la Passion du Christ nous est proposé comme l’antidote de Dieu lui-même à ce poison mortel.

Jésus a été accusé, jugé et condamné injustement. Il a été victime de la haine et de la violence implacable des hommes. Face à tout cela, l’Evangile de St Luc souligne les gestes de pardon et de miséricorde qui apparaissent tout au long du récit :

- Il guérit le serviteur du Grand-Prêtre, blessé à l’oreille par le coup d’épée de Pierre,

- Il protège ses disciples en leur permettant de s’enfuir,

- Il réconforte Pierre qui l’a renié. Nous le voyons porter un regard chargé de compassion pour la faiblesse d’un homme qui se croyait fort !

- Face aux femmes qui pleurent sur son passage, il ne pense pas à lui mais au peuple d’Israël,

- Au dernier moment, il sauve un assassin crucifié à ses côtés, en lui promettant le Paradis dès « aujourd’hui »,

- Et surtout, il répond aux cris d’injures ou de tentations de se sauver lui-même, en faisant appel au pardon du Père : « Père, pardonne-leur ; ils ne savent pas ce qu’ils font ».

La violence s’est déchaînée contre Jésus. Mais lui, il répond par l’amour. Dans sa Passion, il a triomphé du Mal et de la mort par la douceur et la compassion. C’est cela le victoire de la Croix !

Oui, nous vivons dans un monde qui souffre de la montée des violences, et les élections présidentielles nous montrent à quels points les défis sont immenses et que personne n’a les solutions toutes faites. Alors, accueillons cet Evangile comme un appel à lutter positivement pour la Vie, l’éducation et pour la paix. Le Christ nous montre que seul l’amour peut détruire la haine.

Tournons-nous vers la Croix du Christ : comme lui, implorons le pardon du Père pour toutes les personnes de notre temps : « Père, pardonne-leur ». Laissons-nous toucher par cette prière pour devenir à notre tour des témoins de la miséricorde de Dieu.

Les derniers mots du Christ en croix devraient être aussi les derniers mots de toute vie chrétienne : « Père, entre tes mains, je remets mon esprit », dans la certitude que nous entendrons alors Jésus nous dire : « aujourd’hui, avec moi, tu seras au Paradis ». Puissions-nous être capables de les prononcer lorsque l’heure sera venue pour nous de passer de ce monde au monde du Père !

+Franz


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