Mot du père Franz - Du 06 au 21 mars 2021

Notre monde continue à être ébranlé par ce coronavirus, engendrant différentes mutations (vous avez entendu parler de la variante newyorkaise ?), et nous conduit à replonger dans la peur, dans la nuit. La nuit du doute, du désespoir et des inquiétudes. Pourtant, l’espoir renaît à l’annonce de l’arrivée des vaccins ou des baisses de contaminations dans certaines régions. Mais l’incertitude demeure quant à l’évolution de la situation sanitaire dans les prochains mois, ainsi que ses conséquences économiques, sociales, psychologiques, ecclésiales, dans un horizon un peu plus lointain. Que nous réserve 2021 ? La vie poursuivra son cours avec ses bons moments et ses difficultés, et comme toute épidémie, celle d’aujourd’hui disparaîtra un jour…

Cependant, quoiqu’il arrive, cette crise nous aura fait prendre conscience de nos vulnérabilités individuelles et collectives, alors que notre monde moderne devait, par définition autoproclamée, nous protéger de tous les dangers ! Elle a mis en lumière également ce besoin de fraternité, de solidarité et de tendresse, bien mis à mal par les gestes barrières et les distanciations. Seuls, nous n’arriverons pas à traverser de telles épreuves.

Mais nous ne sommes jamais seuls pour les affronter, car le Seigneur nous porte sans cesse. Qu’on le veuille ou non, nous devons avancer en fixant notre regard sur le Christ. Car avec Lui, c’est un chemin de Vie, de Paix, d’Amour et de Lumière qui s’ouvre devant nous. Le Christ est venu partager nos misères humaines pour nous ouvrir à la souffrance des autres. Il nous appelle ainsi à assumer dans le monde, nos responsabilités.

Reconnaissons-le, ce virus nous façonne et nous lance un appel à naître à nous-mêmes, à refaire non seulement le lien social, mais aussi le lien qui nous relie à Dieu, aux autres et à nous-mêmes. Le pape François, lors de ses vœux de Noël, écrivait : « ce fléau est une mise à l’épreuve qui n’est pas indifférente et, en même temps, une grande occasion de nous convertir et de retrouver une authenticité… La crise est ce tamis qui nettoie le blé après la moisson ».

Je vous souhaite un beau mois de mars et un saint Carême !

+Franz

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