Mot du père Franz - Du 08 au 23 janvier 2022

J’avoue que cette année, en matière de vœux de nouvelle année, je demeure assez classique car la situation qui perdure demande de rester très humble. Aussi, j’aimerai vous formuler trois, comme une simple composition d’un chemin de sainteté : la santé, la joie et la paix.

Même si je n’aime pas trop les expressions toutes faites comme « surtout la santé », car par définition, nous sommes malheureusement sûrs de la perdre un jour et que donc, ce n’est pas la santé qui a valeur d’éternité (d’ailleurs dans la devise de notre pays, on dirait plutôt : et surtout la liberté, l’égalité et la fraternité !), la santé est un bien qui n’a jamais été aussi précieux en ces temps de longue épidémie.

Après deux années de longues restrictions –et malheureusement en ce début d’année, cela perdure encore-, je pense que c’est un vrai cadeau que de pouvoir bouger, penser, échanger sans entrave, pour vivre à 100% et donner le meilleur de soi-même. Alors oui, je vous souhaite une belle santé tout au long de l’année, et que le Seigneur vous préserve ainsi que de vos proches, non seulement de la Covid, mais de toute sorte de maladies qui, si on n’en entend plus trop parler, rôdent toujours en silence !

Je vous souhaite aussi beaucoup de joies, car c’est elle qui change le monde de manière positive. Combien nous avons besoin de retrouver l’optimisme, le positif dans nos paroles, nos pensées, nos vies ! J’espère que vous aurez et que vous garderez cet élan du cœur pour vivre.

Et en ces temps si troublés, je ne peux que souhaiter la paix ; paix dans le monde, paix des frères, paix des familles, paix des cœurs. Cette paix si précieuse qui permet de reprendre souffle et de toujours garder la force de l’espérance.

Mais en écrivant ce mot « paix », je m’interroge sur l’année qui s’ouvre. Car depuis presque deux ans, l’actualité nous a habitués à vivre bousculés. Dans l’incertitude du lendemain, suspendus à la vitalité et à la reprise régulière de nouveaux variants d’un virus invisible, peut-on raisonnablement se souhaiter une année paisible ?

A moins que la paix, celle qui nous vient du Christ, ne soit compatible avec une forme d’intranquillité ? Jésus lui-même, le Prince de la Paix, « n’a pas d’endroit où reposer sa tête » (Mt 8,20). Il nous envoie vivre dans le monde, au risque d’être bousculés par la rencontre avec l’autre et de savoir déplacer son regard. Oui, la paix du Christ ne va pas sans cette petite dose d’intranquillité, qui laisse la place à l’imprévu, cette ouverture qui permet de laisser entrer la grâce en nos cœurs et donc la laisser rejaillir dans le monde !

La Paix du Christ est appel à laisser passer l’injection de la grâce ! Avec Jésus, il n’est pas question de troisième ou quatrième dose, mais dès la première, nous devenons le point d’impact de la seringue d’amour du Seigneur qui rejailli dans tout le corps de notre Humanité-Une ! Nous ne sommes pas le vaccin, nous ne sommes pas la seringue, mais nous sommes appelés à laisser l’aiguille pénétrer nos âmes pour que l’injection d’amour aille dans toutes les cellules du Corps ! Parfois, la piqure peut blesser, mais elle est nécessaire afin que la grâce pénètre et se répande mystérieusement dans toutes les parties de ce corps !

Alors mes amis, n’ayons pas peur de devenir partage universel de la grâce ! En ces premiers jours de janvier, j’aimerai vous souhaiter de vivre la grâce de savoir être dérangés !

Belle et sainte année 2022, mes amis, dans l’espérance que cette nouvelle année soit une année de santé, de joie et de paix pour tous !

+Franz


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