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Mot du père Franz - Du 13 au 28 mai 2023


Dimanche 14 mai, nous vivons une messe « Laudato Si ». Mais qu’est-ce qu’une messe « Laudato Si » ? C’est l’occasion de vivre un temps d’unité, de louange et de prière tournée vers l’œuvre de Dieu. Nous nous tournons vers la Création pour louer le Créateur. Dans ce mouvement, nous prions pour les personnes qui prennent des risques et qui ont le courage de défendre la création ; nous prions pour l’Eglise, afin qu’elle puisse véritablement imiter Jésus afin de vivre une conversion écologique qui fasse signe pour notre monde ; nous prions pour que le Seigneur transforme les cœurs et les esprits afin de prendre soin de la création dans le respect et l’amour.

Cela demande de prendre conscience qu’il existe une terrible crise écologique et que les risques sont énormes, tout en faisant mémoire des racines de cette crise. En effet, ces racines sont très anciennes et il s’agit avant tout d’une crise spirituelle. Jusqu’à la fin du Moyen-âge, il y avait dans notre culture occidentale un sens aigu de la sacralité de la nature. Parce qu’il y percevait la présence et l’action de Dieu, les gens avaient beaucoup de respect à son égard.

A la Renaissance, l’Humanisme s’est développé et l’homme a perdu ce sentiment d’un lien entre Dieu et la nature. La nature a été alors considérée comme un objet utilisable par l’homme à ses seules fins, comme un ensemble de ressources à exploiter. L’homme s’est attribué un pouvoir sur la nature, on est passé du respect à la domination et une exploitation sans limite. On est arrivé à la notion centrale de la croissance et d’un développement sans fin. Et c’est un drame !

Il devient urgent de renouer avec la recherche d’un bien-être fondé sur une vie intérieure, avec un retour aux vraies valeurs. Cela passe par une transformation spirituelle qui doit animer les personnes et, par suite, les sociétés. C’est à ce niveau que nous, catholiques, pouvons pleinement jouer notre rôle : nous croyons à la transcendance, nous avons le sens de la présence de Dieu dans la nature et donc du respect que nous lui devons au nom du Créateur lui-même. Nous devons réapprendre à vivre une relation contemplative avec la Création, un usage eucharistique des biens qui nous sont offerts par la nature.

Nous devons également convertir nos manières de vivre notamment par une expérience de la sobriété. Cette expérience de la sobriété est une expérience onéreuse mais heureuse car elle s’accompagne par la redécouverte des valeurs et des joies de la vie intérieure. Vivant cette sobriété, nous pourrons devenir contagieux et rejaillir sur l’ensemble de la société dont nous faisons partie. Car, si la société formate les individus qui la composent, les sociétés peuvent aussi être reformatées par les personnes redevenues libres ! Pour la gloire de Dieu et le salut du monde… de la nature, de la Création !

+Franz

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