Mot du père Franz - Du 17 février au 07 mars 2021

Et voici de nouveau le Carême ! Nous devrions nous réjouir, car c’est une nouvelle saison qui commence pour notre vie chrétienne, un nouveau printemps avant l’heure ! C’est une saison pour apprendre encore une fois à nous orienter selon l’Evangile et à marcher avec le Christ !

D’où l’invitation : « revenez à moi de tout votre cœur », car sans le cœur, cela ne mène à rien. Cet appel pressant que nous adresse le prophète Joël est celui de tout le temps du Carême qui s’ouvre devant nous. Par la prière, le jeûne et le partage, nous sommes invités à mettre Dieu au cœur de nos vies. Les cendres que nous recevons sont le signe de notre profond désir de conversion. Ensemble, nous voulons croire à la Bonne Nouvelle du Christ ! Le doute planait d’un troisième confinement… Goûtons la joie de pouvoir vivre ce mercredi des cendres !

« Voici le temps favorable, voici le temps du salut ». L’Eglise convoque ses enfants pour une longue marche vers Pâques. Ce signe déconcertant qui nous est confié est celui des cendres. Mais notre existence n’est-elle pas encombrée de tant de peurs, de préoccupations, de rancœurs, de soucis qui nous empêchent de vivre l’Evangile ? N’hésitons pas à les confier au feu de l’Amour divin ! A la place de l’arbre mort, Dieu fera pousser une nouvelle vie.

Ce mot est tout un programme :

C : Commencement

E : Entrée dans ce temps de Carême

N : ce cœur Nouveau que tu veux nous donner, Seigneur

D : parce que tu nous dis le Don de ton Amour !

R : la Réponse que tu attends de nous

E : pour vivre l’Espérance

S : car tu es la Source du Salut de nos vies.

Seigneur, tu m’as confié l’amour et le don, tu m’as confié la paix et le pardon, tu m’as confié le bonheur pour tous, tu m’as confié la joie et l’avenir du monde ! Mais j’ai oublié la grâce reçue de toi. Tout semble parti en fumée par mon indifférence, par ma volonté… Il ne reste que les cendres de la beauté passée et dans mon cœur, ne demeurent que les résidus de mon être appelé à cette si belle mission.

Vois, Seigneur, c’est tout ce qui me reste du si bel héritage que tu m’as confié. Pourtant, à tes yeux, je le crois, jamais rien n’est joué et même les cendres, même les résidus gardent la puissance de germer. Aussi me lèverai-je en ce Carême. Je prendrais mes cendres et je les convertirai en terre à semailles. Car mes cendres sont la terre nouvelle qu’il m’appartient de créer et d’habiter.

Mes cendres, fertilisées par ta grâce, seront ma terre renouvelée où l’Evangile étendra ses racines ! Vois, Seigneur, les cendres sur mon front et dans mes mains, je sens déjà la promesse de la moisson à venir !

Beau et saint Carême à tous et à chacun ! +Franz

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