Sainte MARCELLE


Sainte Marcelle

Vie de sainte Marcelle (325-410)

La vie de sainte Marcelle de Rome nous est relatée par saint Jérôme dans une lettre dédiée à Principie, fille spirituelle de la sainte.

Elle appartenait à la famille des Marcellus, l’une des familles patriciennes les plus illustres, les plus anciennes et les plus riches de Rome. Devenue veuve très jeune, elle décida de se consacrer à une vie de prière et refusa un mariage de son rang avec un consul. Elle avait lu la Vie de saint Antoine par saint Athanase, et le monachisme lui paraissait être sa vocation. Elle réunit donc autour d’elle des femmes de l’aristocratie patricienne de l’époque, afin de vivre une vie retirée consacrée à Dieu dans son palais de l’Aventin transformé en monastère. Certains noms de ces femmes ont été conservés par saint Jérôme qui connut l’une d’ entre elles : Principie. Elles s’appelaient Sophronie, Léa, Marcelline et Albine, la mère de sainte Marcelle.

En 373, l’évêque d’Alexandrie, Pierre, vint leur rendre visite et leur décrivit les règles ascétiques des Pères du Désert, en Egypte. Ce monachisme oriental n’avait pas de règles aussi précises que le monachisme occidental qui allait naître plus tard ; elles n’en furent pas moins enthousiasmées et décidèrent de s’inspirer de cette règle de vie.

A partir de 382, saint Jérôme devint leur père spirituel. Cultivées, ces femmes suivaient un programme d’études particulièrement poussé, tout en menant une vie de prière, de pénitence et de louange dans une grande austérité. On venait chez elles pour s’entretenir des Saintes Ecritures.

Les vocations de femmes affluèrent. Des moines et des prêtres venaient aussi dans ce qui était un centre de rayonnement intellectuel et spirituel. La correspondance de sainte Marcelle avec saint Jérôme fait état de questions exégétiques, et même - en plus du grec et du latin qu’elle maîtrisait - de traductions de la Bible à partir de l’hébreu.

Même après son départ pour la Terre Sainte, saint Jérôme eut toujours une profonde amitié spirituelle pour sa fille spirituelle, comme en témoignent ses lettres. A son école, elle devint une exégète avisée et fréquemment consultée des Saintes Ecritures. Elle consacra ses immenses richesses à soulager les pauvres. Quant à elle, elle mena une vie simple et austère avec ses compagnes. Elle refusa de suivre saint Jérôme à Bethléem, préférant rester près des siens à Rome. Elle voulait y diffuser son exemple de vie communautaire (pauvreté, humilité charité, chasteté, étude des Saintes Ecritures) parmi les jeunes filles et les veuves de l’aristocratie cultivée. En effet les classes cultivées furent les plus lentes à accepter le christianisme qui, à cause des préjugés de l’époque, était assimilé trop souvent à la bassesse de la plèbe. Elle fut la première Romaine à mener publiquement une vie monastique.

A la fin du IVème siècle, elle partit vivre dans un ermitage non loin de Rome. Elle revint dans la Ville Eternelle en 410, peu avant sa prise et son pillage par Alaric. En dépit de son âge avancé, elle fut rouée de coups pour lui faire avouer où elle avait caché des richesses qu’elle n’avait plus, puisqu’elle avait tout donné aux pauvres. Elle réussit à sauver sa disciple Principie des mains des barbares en trouvant refuge dans la basilique Saint-Paul, mais elle mourut peu de temps après de ses blessures.

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