Sainte PRISQUE


Sainte Prisque Vierge et martyre (Ier siècle.)

Une tradition, qui ne repose sur aucune confirmation historique, rapporte que la sainte, à l’âge de treize ans, est baptisée par Saint Pierre dans sa période missionnaire d’apôtre à Rome. Dans la littérature pseudo-clémentine son mari Aquila est aussi baptisé par Simon-Pierre alors qu’il se trouve à Antioche, avant qu’il ne connaisse Prisca. En effet, Aquila et son frère jumeau Nicétas s’étant retrouvé séparés de leurs parents alors qu’ils étaient tout jeune ont été élevés dans la province romaine de Syrie par une princesse syro-phénicienne, prosélyte juive appelée Justa qui leur a donné une éducation juive dans le milieu culturel de la Syrie. Le baptême d’Aquilla et de Nicétas intervient après les retrouvailles avec leur frère Clément, fils d’un haut sénateur et selon d’autres sources neveu du Consul Titus Flavius Clément4. Une tradition attestée à partir du VIIIe siècle l’identifie à la jeune Priscilla, épouse d’Aquila, mentionnée dans les Actes des Apôtres ainsi que par Saint Paul dans son Épître aux Romains5. Cette thèse est mise en doute par certains chercheurs.

Elle est honorée, plus particulièrement en Angleterre, comme une enfant martyr, le 18 janvier.

La tradition chrétienne dit que sainte Prisca était d’une famille noble. À treize ans, elle est accusée de christianisme, probablement vers le milieu du Ier siècle, en raison de la persécution par Claudius. Il lui ordonne de faire un sacrifice au dieu Apollon. Quand elle refuse, en raison de sa foi chrétienne, selon le martyrologe romain, elle est soumise à de nombreuses tortures : elle est battue et envoyée en prison. Elle est toutefois libérée après un certain temps. Après sa libération de prison, elle affirme encore fermement sa foi en Jésus-Christ. Mise à nouveau en prison à une période inconnue, sa peine comprend cette fois, la flagellation, l’ébouillantage à la suif puis elle est une nouvelle fois emprisonnée. Elle est enfin jetée à un lion dans une arène, mais il se couche tranquillement à ses pieds. Toutefois, ces faits placés sous l’empereur Claude, entrent en contradiction avec les données fournies par les Actes des Apôtres et l’épître aux Romains, pour qui Prisca mène une prédication chrétienne sous cet empereur, après avoir simplement été expulsée de Rome avec son mari Aquila. Il est donc probable qu’elle ait été exécutée postérieurement à cet empereur.

Elle est affamée pendant trois jours dans une maison-prison pour esclaves, puis torturée à une crémaillère. Des morceaux de chair lui sont arrachés avec des crochets de fer puis elle est jetée au bûcher.

Elle reste miraculeusement en vie, mais elle est décapitée à la dixième étape de la Via Ostiensis, la route de Rome à Ostie. Les chrétiens enterrent son corps dans la Catacombe de Priscille, sur l’Aventin, la plus ancienne à Rome, à l’endroit de sa mort.

Selon la tradition, Prisca est donc la première Sainte de l’Occident à témoigner de sa foi dans le Christ par le martyr. Selon Marie-Françoise Baslez Prisca est un surnom latin très répandu, abréviation de Priscilla.

Les restes présumés de la sainte ont été trouvés au cours du VIIIe siècle par le pape Eutychien puis transférés à l’église éponyme. Celle-ci est construite sur le site, très tôt. Le Priscoe Titulus, est mentionné au Ve siècle.

Au XVIIIe siècle, une tablette de bronze est trouvée près de cette église, avec une inscription datée de l’an 224. Par celle-ci, un sénateur nommé Caius Marius Pudens Cornelianus obtient la citoyenneté dans une ville Espagnole. En raison du fait que ces tablettes étaient généralement mises en place dans les maisons de la personne ainsi honorée, il est possible que le palais du sénateur se trouvait à l’endroit où l’église est construite ultérieurement. Il est probable que Prisca ait créé une église domestique à son domicile, ou que dès le IIIe siècle l’usage d’une partie de la maison était réservée aux chrétiens pour l’exercice de leur culte. Il ne peut être prouvé que la martyr enterrée dans la catacombe de Priscilla, appartenait à la même famille ou était identique au fondateur du titre de l’église.

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