Témoignage : Moulin de Cabrerets (1ère partie)



Moulins de Cabrerets Il était une fois... le Moulin de Cabrerets et ses meuniers

1° partie : Autrefois.

C’est une drôle d’histoire que celle de ce moulin et de ses meuniers. Situé dans le bourg, en contrebas du château, il est bien placé sur le Célé : sa digue, qui se prolonge sur l’entière largeur de la rivière, entraîne toute la puissance du courant vers ses turbines. Édifié vers 1250 par les seigneurs de Cabrerets, il aurait été leur propriété jusqu’à la révolution. Il traversa les remous de l’Histoire sans trop de dommage, ses meuniers y faisant la farine pour que les habitants puissent au moins manger du pain... Le récit que je vous propose commence avec Pierre. Il en sera le premier héros. Il naquit en 1854, au lieu dit « Courbous », dans une famille de paysans. En 1881, il a 27 ans, il est marié depuis 4 ans, il a 2 garçons et la ferme lui appartient. Mais il s’y ennuie, car il a toujours rêvé d’être meunier... Et le 9 mars de cette année-là, il a la possibilité d’échanger sa ferme contre le moulin dit « de la Sagne », situé sur cette rivière, toujours à Cabrerets. La vie lui sourit. Il va pouvoir réaliser son rêve ! Et sa fille Émilie vient au monde le 8 Août 1882. Cependant, Pierre trouve son moulin un peu trop petit. Il y a bien le moulin sur le Célé, mais il appartient à 2 propriétaires. Pourtant, le 6 novembre 1903, un des deux, un certain Jérôme, veut bien lui vendre sa moitié de moulin. Pierre est content d’avoir un moulin de plus, même si ce n’est qu’un demi ! Les années passent. Sa fille Émilie se marie le 29 novembre 1906 avec Alphonse, meunier à St Sauveur. Et puis, c’est la guerre de 14-18. Ses 2 fils, Archipe et Édouard, tous les deux meuniers, doivent y aller. Ils ne reviendront pas, tués en 1918. Sa femme Marie, meurt elle aussi, de chagrin, cette année-là… Pierre se sent bien seul dans son moulin et demi. Il envisage de le vendre pour aller vivre avec Émilie et sa famille, à Labastide-Murat. Mais celle-ci lui dit à peu près ceci : « Écoute, papa, je ne me plais pas à Labastide. Plutôt que de vendre ta moitié de moulin, achète plutôt l’autre moitié et nous viendrons tous habiter avec toi, auprès d’un moulin entier, cette fois ! » Ainsi fût fait ! Au printemps 1920, Alphonse, Émilie, leurs 4 filles et le petit dernier, Raymond, encore bébé, vinrent à Cabrerets, loger dans la petite maison, sise en face le moulin. Pierre est heureux avec son moulin et ses petits enfants. Il meurt le 31 décembre 1921, à l’age de 67 ans. Alphonse, le chef de famille est travailleur, courageux, entreprenant. Il fait agrandir la maison d’habitation. A côté du moulin, il fait installer une scierie qui va fonctionner à plein rendement. Enfin, en 1926, il fait venir une ligne particulière d’énergie électrique, 4 ans avant que la fée électricité n’arrive au village. Hélas, le 20 décembre 1929, il meurt d’une pneumonie, à l’âge de 48 ans. Sa famille est plongée brutalement dans la douleur et la difficulté. Une semaine avant, il était allé chercher du bois à la scierie de Sauliac. Il s’était dépêché de charger la charrette, il était fatigué, en sueur. Il faisait froid et une pluie glaçante tombait. Malgré sa robuste constitution, il n’a pas pu résister... Émilie, sa veuve, la patronne sans le patron, arrête de se lamenter... Elle fait front ! Aidé de son ouvrier, Gorce, et de ses filles, Alice 22 ans, Marcelle 21 ans, Hélène 20 ans, elle continue à faire tourner le moulin ! Berthe, l’aînée, 24 ans, est infirmière à l’hôpital de la salpêtrière, à Paris. Leur petit frère, Raymond, n’a que 9 ans, c’est lui qui succédera à son père, plus tard. En attendant, il mérite d’avoir une certaine instruction. Il va poursuivre ses études jusqu’au brevet, au petit séminaire de Gourdon. Ce n’est qu’en 1936, 6 ans après, qu’il se lance dans l’apprentissage de son futur métier de meunier. Par contre, ses 3 grandes sœurs on dû saisir leur nouveau travail à bras-le-corps. Les nouvelles meunières doivent se lever tôt pour faire tourner les machines, réceptionner les sacs de blé, livrer les sacs de farine qui pèsent plus de 50 kilos, conduire le cheval qui traîne la charrette pour s’arrêter dans les fermes... Eh bien, elles ont gardée un bon souvenir de ce temps héroïque : levées tôt, couchées tard, le soir, fourbues, moulues comme le blé sous la meule, elles sombraient dans un profond sommeil réparateur. Leurs journées se passaient dans la bonne humeur ; c’était peut-être un gentil clin d’œil adressé à leur père : celui-ci aurait préféré avoir des garçons pour lui succéder plus tard ! Donc, mission accomplie mais en tant que filles !!

La 2eme partie : Le Moulin aujourd’hui (Raymond et Michel) devra être au prochain numéro. En attendant, je peux vous dire ceci : Pierre Delon était mon arrière-grand-père maternel, Alphonse et Émilie Grépon, étaient mes grands-parents maternels, Alice David était ma mère, Raymond Grépon était mon tonton, Berthe Grépon, Marcelle Roux, Hélène Coulanges étaient mes tantes. MD

Des chemins au travers des églises ouvertes

Cette année, pour la saison estivale, nous avons la chance de pouvoir ouvrir 17 de nos églises. Fruit d’une belle collaboration entre personnes relais et les prêtres du secteur, il a fallu tout organiser en amont pour sécuriser les affaires et proposer des lieux d’accueil et de prières. Dans toutes nos églises, apparaissent un cadre A3 où figurent les coordonnées des prêtres et des personnes relais de chaque village, ainsi que le nom des personnes de l’EAP. C’est important de mettre un visage et de savoir qui contacter, surtout quand nous ne sommes que de passage ! Une série de renouvellement des troncs (ou de pose nouvelle !) a également été fait. Désormais, les lieux sont bien plus sûrs afin d’éviter les nombreux vols du passé. Un petit livret va être distribué dans chaque mairie et Syndicat d’Initiative du territoire pour donner des informations précieuses aux marcheurs et pèlerins : les points d’eau, s’il y a des WC, des tables pour pique-niquer, etc. Dans ce même livret, chacun pourra suivre la route qui lui parle ! En effet, quatre routes ont été définies : Sauliac-Cabrerets-Bouziès (vallée du Célé) ; St Martin-St Cirq-Bouziès (vallée du Lot) ; St Jean-de Laur-Limogne-Lugagnac- Concots (Causse de Limogne) et Vidaillac-Beauregard-Saillac-Jamblusse-Varaire-Bach-Vaylats (chemin de St Jacques). A chacun son rythme, à chacun son désir ! Nous souhaitons la bienvenue à toutes les personnes qui rejoindront cet été notre belle paroisse et notre beau territoire !

+Franz

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