Saint NIPHON

Saint Niphon (✝ 1508)

Le 11 août l’Église orthodoxe vénère la mémoire de saint Niphon, moine du mont Athos qui fut patriarche de Constantinople. Saint Niphon est né dans le Péloponnèse. Son père, Manuel, avait été conseiller du despote de Dalmatie puis de Thomas Paléologue (1409-1465) dernier fils de l’empereur saint Manuel II et despote de Morée.

Dès son enfance, le jeune Nicolas étudiait les Écritures et les Pères. Il faisait l’admiration de ses maîtres pour son intelligence, mais n’aspirait qu’à la vie des moines.

C’est à Épidaure, qu’un saint ermite, Antoine, le revêtit de l’Habit monastique sous le nom de Niphon. Après que ce premier père spirituel se soit endormi dans le Seigneur, il rejoignit un moine athonite sage et vertueux nommé Zacharie, qui lui enseigna les usages et le mode de vie de la Sainte Montagne.

Après la fausse union du Concile de Florence (1439) Niphon suivit son Ancien à Kruja où le despote d’Albanie Georges Castriote Skanderbeg (1408-1468) fit de Zacharie son père spirituel et les gardèrent tous deux dans son palais afin de consolider le peuple dans la foi orthodoxe. Après la prise de Constantinople en 1453 ils se rendirent à Ochrid, où ils s’installèrent dans le monastère de la Mère de Dieu. Mais les évêques et les clercs de la région choisirent Zacharie comme archevêque d’Ochrid. Après la consécration épiscopale, saint Niphon lui demanda sa bénédiction pour se retirer au Mont Athos.

Sur la Sainte Montagne, le Protos Daniel lui révéla qu’ayant entendu l’éloge de ses vertus, il souhaitait depuis longtemps faire sa connaissance avant de mourir, et il lui demanda de ne pas garder pour lui seul les trésors de sagesse qu’il avait emmagasinés en son âme et lui demanda d’enseigner, suscitant l’admiration des moines athonites. Il y séjourna à la Grande Laure, reçut le Grand-Habit et fut bientôt ordonné prêtre. En 1482, sa renommée en dehors des limites de la Sainte Montagne, était devenue telle qu’à la mort du métropolite de Thessalonique, Parthenios, les clercs et le peuple le choisirent pour successeur. Se soumettant à la volonté de Dieu en versant d’abondantes larmes, il fut accueilli en ville par une foule immense qui accourait pour recevoir sa bénédiction.

Il prêchait la foi orthodoxe, corrigeant les erreurs introduites par le concile de Florence, et se fit le consolateur du peuple chrétien affligé sous le joug ottoman. Il encourageait les fidèles à se soumettre aux décrets de la Providence, dans l’Espérance des biens futurs. En 1486, ayant été convoqué à Constantinople pour une réunion du saint Synode, il fut élu, à l’unanimité, patriarche œcuménique. Mais l’État turc voulait s’emparer des biens de l’Élise, ce à quoi il s’opposa. En 1498, le sultan Bajazet II (1447-1512) le fit alors déposer en 1488. Fin 1497, il fut rappelé et à nouveau déposé par le pouvoir ottoman en 1498.

Vers 1503, il fut reçu avec de grands honneurs en Valachie, par Radu le Grand (1496-1508), avec l’autorisation du sultan, pour prendre la direction de l’Église de Hongro-Valachie, afin de la réformer et d’enseigner au peuple et au clergé la Loi divine. Mais il s’opposa aux abus de l’entourage de Radu. Celui-ci le fit alors chasser avec interdiction à quiconque de lui offrir l’hospitalité. Il partit avec ses disciples, Macaire et Joasaph, et gagna la Macédoine où il passa quelque temps à enseigner le peuple chrétien.

De retour sur la Sainte Montagne, il fut reçu avec joie par les moines de Vatopedi, et peu après le martyre de son disciple saint Macaire à Thessalonique, il quitta en secret son monastère pour se présenter incognito à Dionysiou, vêtu comme un simple moine, et il demanda à être reçu dans la communauté. Conformément aux usages du monastère à l’égard des postulants, on lui confia la charge de muletier.

En 1502, on avait apprit la nouvelle de sa troisième élection au Trône Œcuménique [ayant refusé, le saint dirigea cependant l’Église par correspondance pendant quelques mois, jusqu’à la réunion du saint Synode qui élut le patriarche Pacôme Ier en 1503.]

L’higoumène lui ordonna alors de faire les préparatifs pour recevoir le patriarche de Constantinople Niphon. Quand le saint rentra au monastère dans son simple appareil, toute la communauté l’attendait à la porte, au son des cloches, avec cierges et encens, pour lui rendre les honneurs dus a son rang. Tombant à terre en larmes, il demanda pardon aux frères de les avoir trompés, et leur expliqua que c’était pour le salut de son âme et pour trouver miséricorde au Jour du Jugement qu’il avait agi de cette façon, fuyant les vains honneurs et les soucis du monde, et se mettant à leur service comme le dernier de tous.

Par la suite, il continua de servir la communauté dans les tâches les plus modestes, enseignant par l’exemple la vertu suprême de l’humilité et asservissant toute pensée charnelle à la loi de l’Esprit par une stricte ascèse.

Brillant par son enseignement et par ses miracles, saint Niphon parvint jusqu’à l’âge d’environ quatre-vingt-dix ans. Ayant connu à l’avance le jour de sa mort, il convoqua tous les frères et les exhorta à suivre avec vigilance les règles traditionnelles de la vie monastique et à combattre avec zèle pour être juges dignes du Royaume des cieux.

Après les avoir bénis et leur avoir demandé pardon, il demanda à son disciple saint Joasaph de transcrire une prière d’absolution, destinée à être lue lors de l’enterrement des frères pour obtenir le pardon de leurs péchés, puis il lui donna l’autorisation d’aller s’offrir au martyre. Il rendit en paix son âme au Seigneur, le 11 août 1508, après avoir communié aux saints Mystères.

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