Saint VALERE


SAINT VALERE, EVEQUE DE SARAGOSSE (✝ 315)

Valère, remarquable par sa piété et sa doctrine, naquit à Saragosse, de la famille consulaire des Vatérius, comme l’atteste Prudence. Devenu évêque de sa ville natale, il se montra dans cette dignité tel que le peuple lui-même n’aurait pu souhaiter davantage. Comme on était au plus fort de la persécution de Dioctétien et de Maximien, il appliquait tout son courage et tous ses soins à la propagation de la foi chrétienne, combattant, selon le précepte de l’Aotre, le bon combat de la foi, conquérant la vie éternelle et confessant courageusement sa croyance devant de nombreux témoins. Ne pouvant que difficilement, à cause de la lenteur de sa langue, s’acquitter du ministère de la prédication, et ne voulant pas priver son peuple des fruits qu’il devait en retirer, il confia ce soin à Vincent, son diacre et son disciple de cette manière l’instruction de son peuple ne laissait rien à désirer. Grâce à l’exemple et à la pureté des mœurs de l’un et de l’autre, et aux prédications de Vincent, la religion des chrétiens était prospère et grandissait tons les jours. Dacien le comprit, Dacien, qui avait été envoyé comme gouverneur en Espagne pendant la persécution de Dioclétien et de Maximien, et qui poursuivait les chrétiens de toutes ses forces c’est pourquoi il ordonna d’arrêter Valère avec Vincent à Saragosse, et de les traîner tous les deux à Valence.

Ils allèrent donc de Saragosse a Valence, chargés de fers ; aussitôt arrivés, ils comparurent devant Dacien. Celui-ci, s’adressant d’abord à Valère à cause de son grand âge et de la haute estima dont jouissait parmi les chrétiens, lui dit : « Quoi donc, Valère, penses-tu qu’il soit juste, sons prétexte de religion, d’enfreindre et de violer les décrets des princes ? « Alors Valère, dont le corps était affaibli par la vieillesse, mais dont l’esprit n’avait rien perdu de sa vigueur, répondit : « Nous, ô Dacien, qui professons la foi chrétienne, et qui nous tenons sur les traces de nos ancêtres, nous avons toujours eu pour maxime et pour principe, dans notre sainte religion, d’obéir à Dieu, qui a tout créé par sa volonté, plutôt qu’aux hommes ». Ayant entendu ces paroles, Dacien, qui ne se promettait aucun triomphe de la mort de Valère, parce qu’il était accablé d’une extrême vieillesse, que le président estimait devoir lui être plus à charge que n’importe quel tourment, décrets qu’il serait seulement envoyé en exil.

Valère choisit pour lieu de son exil la petite ville d’Anet, en Aragon. Là, il se faisait une loi de vivre loin du monde, afin que, délivré de tous embarras et de toutes affaires il pût consacrer à Dieu sa vieillesse. La mort très glorieuse que Vincent avait soufferte à Valence, par l’ordre de l’impie Dacien, lui revenait souvent à l’esprit, et il l’estimait très heureuse lui-même ne souhaitait que de sortir de cette vie ; il désirait de revoir dans le ciel celui qui avait été son compagnon sur la terre et qui avait partagé ses travaux. Pour mieux marquer ses sentiments envers Vincent, il lui fit élever en ce lieu une église aux frais des chrétiens. C’est la première qui ait été érigée en l’honneur de saint Vincent. Enfin les veilles, les jeûnes et les oraisons ayant occupé sa vie jusqu’au dernier moment, il rendit Dieu sa bienheureuse âme, l’an 315. Les chrétiens ensevelirent son corps non loin de là, dans un château nommé Strada. Un insigne monument, contenant ses reliques et rappelant son nom, se voit maintenant au monastère de Saint-Vincent, à Rota. En Espagne, peuple et souverains ont toujours honoré saint Valère avec la plus grande dévotion. Aussi, très souvent, Dieu a récompensé leur confiance et leur piété par les miracles les plus éclatants, et surtout par des guérisons miraculeuses.

2 vues

Groupement Paroissial de

Limogne-en-Quercy

Presbytère

Rue de Cénevières

46260 Limogne-en-Quercy

Secrétariat

du lundi au samedi 9h - 18h

05 65 31 50 27

Nous contacter directement

© 2020 Groupement Paroissial de Limogne-en-Quercy