Sainte EMERENTIENNE

Mis à jour : juin 1

Ste Emérentienne "Ste Emerance qui guérit du mal de la panse". Émérentienne, vierge romaine, sœur de lait de la bienheureuse Agnès, et encore catéchumène, était animée d’une foi et d’une charité ardentes. Comme elle reprochait avec véhémence aux adorateurs des idoles les violences qu’ils exerçaient contre les Chrétiens, elle fut lapidée par une multitude ameutée. Priant au milieu de ses souffrances, elle fut baptisée dans son propre sang, qu’elle répandit courageusement pour le Christ et rendit son âme à Dieu près du tombeau de sainte Agnès. Dom Guéranger, l’Année Liturgique Le troisième jour n’est pas écoulé depuis le martyre de sainte Agnès ; et la Liturgie, fidèle à recueillir toutes les traditions, nous rappelle à son tombeau. Voici que la Vierge Émérentienne, amie et sœur de lait de notre héroïne de treize ans, s’en est allée prier et pleurer sur le lieu où repose celle qui lui a été si tôt et si cruellement ravie. Émérentienne n’a pas encore été régénérée dans les eaux du Baptême ; elle suit encore les exercices du catéchuménat ; mais son cœur est déjà au Christ par la foi et par le désir. Tandis que la jeune fille épanche ses regrets et son admiration sur la tombe d’Agnès, des païens surviennent ; insultant à sa douleur, ils veulent troubler ces hommages rendus à leur victime. C’est alors que Émérentienne, enflammée du désir de se réunir au Christ, et d’être bientôt dans les bras de sa douce compagne, puisant un mâle courage sur ce sépulcre glorieux, se tourne vers les barbares, et, confessant Jésus-Christ, maudissant les idoles, leur reproche l’atroce cruauté dont l’innocente Agnès est tombée victime. La férocité païenne s’indigne dans les cœurs de ces hommes asservis au culte de Satan, et à peine la jeune fille a cessé de parler, qu’elle tombe sur le sépulcre de son amie, accablée sous les pierres meurtrières que lui lancent ceux qu’elle a osé défier. Baptisée dans son propre sang, Émérentienne laisse sur la terre sa dépouille sanglante ; et son âme s’envole sur le sein de l’Emmanuel, pour jouir éternellement de ses embrassements divins, et de la chère présence d’Agnès. Unissons-nous à l’Église, qui recueille avec tant d’amour de si touchants souvenirs ; demandons à Émérentienne la grâce d’être réunis à Jésus et à Agnès, et saluons son triomphe par les prières de la sainte Liturgie. Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum Station dans le « Coemeterium maius », ad Caprea, sur la voie Nomentane. Cette sœur de lait de sainte Agnès, n’étant encore que catéchumène, fut mise à mort près de la tombe même de la célèbre martyre. Son natale est mentionné dans de nombreux manuscrits du Sacramentaire Grégorien et dans l’Antiphonaire de Saint-Pierre du XIIe siècle, mais il manque dans les calendriers plus anciens, comme d’ailleurs celui d’un grand nombre d’autres martyrs des voies Salaria et Nomentane. Toutefois le culte de sainte Émérentienne est attesté dès l’antiquité. Bien plus, ses reliques, ensevelies d’abord dans le Coemeterium maius, près de l’agellum d’Agnès, furent transférées ensuite dans une basilique supérieure, où elles furent vénérées par les pèlerins du VIIIe siècle. Plus tard, les ossements de la Martyre furent rapprochés de ceux de sa collactanea, et le 7 octobre 1605 le cardinal Sfondrati en fit la reconnaissance canonique et plaça les deux corps dans une même urne d’argent. La messe est celle du Commun des vierges martyres, comme le 2 décembre, sauf la première collecte : « Que votre bienheureuse Vierge et martyre Émérentienne implore, Seigneur, notre pardon ; elle vous fut toujours agréable, non seulement par le parfum de sa pureté, mais aussi par la force qu’elle montra avoir reçue de vous. » Le Hiéronymien annonce aussi la fête de sainte Émérentienne le 16 septembre, avec celle de Papias, Maur, Victor, Félix et Alexandre, c’est-à-dire tout le groupe des martyrs ensevelis dans le « Cimetière Majeur » de la voie Nomentane. Il est toutefois possible que la date du 23 janvier soit vraiment celle de la mort de sainte Émérentienne, d’autant plus qu’elle est mentionnée à cette date dans le laterculus de Berne : Romae, Emerentiani martyris. Sainte Émérentienne. — Jour de mort : 23 janvier au IIIe s. Tombeau : à Rome, dans l’église de Sainte-Agnès. Image : On la représente comme une vierge, avec une palme et des pierres (instrument de son supplice). Sa vie : Émérentienne, vierge romaine et sœur de lait de sainte Agnès, se faisait déjà remarquer -comme catéchumène par sa foi et son amour pour le -Christ. Un jour qu’elle reprochait vivement aux idolâtres leur rage contre les chrétiens, elle fut assaillie de coups de pierres par la foule furieuse ; elle s’endormit dans le Seigneur, en priant près du tombeau de sainte Agnès, baptisée dans son propre sang qu’elle versait courageusement pour le Christ. Son corps fut découvert au XVIe siècle dans l’église de Sainte Agnès et Paul V l’y fit solennellement ensevelir. Pratique : Nous avons, en sainte Émérentienne, un exemple de baptême du sang. Elle n’était pas encore baptisée et son martyre lui tint lieu de baptême. Comme elle désirait le baptême véritable ! Cultivons en nous notre conscience de baptisés.


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