Mot du père Franz - Messes du 01 juillet au 15 juillet

Le mot d’ordre de ce dimanche est comme un cri du cœur : Dieu aime la vie, vive la vie ! et là, bien sûr, nous sommes d’accord … Certes, il n’y a pas de vie sans mort et celle-ci fait mal quand elle survient autour de nous. Mais aujourd’hui nous voici invités à nous réjouir de la vie, et à croire que Dieu nous destine à la vraie Vie. La saison s’y prête bien : joie du soleil et des vacances, rendez-vous avec la nature, retrouvailles familiales, les occasions ne manqueront pas d’admirer la vie. Mais, faisons nôtre l’enthousiasme du psalmiste : « Que mon cœur ne se taise pas » ! N’oublions pas de rendre grâce pour l’action incarnée du Seigneur dans nos vies !

Aujourd’hui comme hier, la foule était nombreuse, là-bas sur l’autre rive, vers laquelle on voguait. C’était le bon moment, l’occasion à saisir, le succès assuré. On pourrait leur parler, essayer de les convaincre et de les convertir. On ne perdrait pas son temps. Mais voilà que survient un chef de synagogue. Il s’appelle Jaïre. Sa fille est à la mort et elle n’a que douze ans. Son père tombe à genoux et il crie au secours. Et alors voilà que tout passe au second plan, la foule, renseignement, le sermon, le succès. Un enfant va mourir. Il n’y a pas de temps à perdre.

Mais une femme, dans la foule, touche son vêtement. Elle aussi a besoin de lui. Les médecins n’ont rien pu et elle a dépensé tout ce qu’elle avait d’argent. Seul Jésus la sauverait, mais il était pressé. Aussi elle se contente de toucher son vêtement et la voilà guérie. Lui s’arrête, se retourne. « Il ne faut pas traîner », disent les conseillers qui aiment les programmes et l’efficacité. Il arrive souvent que l’entourage des grands, même dans notre Eglise, les empêche d’agir et qu’il leur fasse écran. Mais lui, il a senti qu’on a besoin de lui et il prend tout son temps.

Puis il reprend la route. L’enfant est déjà morte mais il leur dit qu’elle dort, même si on se moque de lui. Car l’important pour lui n’est pas de faire un miracle, ni d’avoir du succès, ni de convertir les gens mais de donner la vie à qui la lui demande. Et quand la fille se lève et que tout le monde le regarde, complètement bouleversé, rempli d’admiration, c’est encore lui qui dit : « Ce n’est pas moi, c’est elle qu’il faut regarder. Donnez-lui à manger. » Car pour lui, il n’y a qu’un temps qui peut compter vraiment, et c’est le temps d’aimer.

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