Les 7 dons de l’Esprit Saint

La Confirmation nous donne les 7 dons de l’Esprit Saint, dont Isaïe nous en a confié la liste : Is 11, 2-3 : « Sur lui reposera l’Esprit de Yahvé, esprit de sagesse et d’intelligence, esprit de conseil et de force,esprit de science et de piété de Yahvé : son inspiration est dans la crainte de Yahvé ». Nous avons vu aussi que dans notre faiblesse humaine, il convient d’inverser la liste qui nous permet une montée vers Dieu. Après avoir vu le premier don, celui de la crainte du Seigneur, voici la suite des dons, à commencer par celui de la piété, qui est contre l’égoïsme et la tiédeur. Ce don de piété nous est offert pour lutter contre deux faiblesses humaines très fortes : l’égoïsme (qui est le second obstacle, après l’orgueil, de notre union à Dieu) et la tiédeur (car… « Dieu vomit les tièdes » (Ap 3,16). En effet, pour se mettre en chemin, il ne faut pas être froid, frileux, tiède ou indifférent !). Les effets de ce don sont très importants : j’en citerai au moins trois : Tout d’abord, la soumission au Père : pas dans le sens « d’être soumis », mais dans le sens évangélique, quand il est dit du Christ, après son recouvrement au Temple à l’âge de douze ans : « il grandissait en sagesse et il leur était soumis ». Etre soumis signifie respecter et obéir à ses parents, car nous ne sommes pas capables encore de tout comprendre. Alors, même si papa ou maman me donne un ordre que je ne comprends pas, voire qui me gêne, je dois obéir sans vouloir tout comprendre, tout maîtriser, en étant sûr que cette demande est pour mon bonheur. Ce qui est vrai de nos parents terrestres –qui sont pourtant imparfaits-, on imagine combien c’est encore plus vrai pour notre Père du Ciel, Dieu le Père ! C’est notre « esprit d’adoption » qu’il nous faut retrouver et qui nous fait crier « Abba, Père » (Rm 8,15), en désirant constamment la gloire de Dieu et le salut du monde (comme on le dit à chaque messe). Soumission au père qui entraîne la même soumission à la Mère : et notre mère, c’est l’Eglise puisqu’elle nous a enfanté en fils et fille de Dieu. Là encore, il ne s’agit pas de perdre notre discernement, notre liberté ou notre conscience, mais au contraire, d’accueillir les enseignements, les commandements, les rites de l’Eglise, sûrs qu’ils sont au service de notre bonheur personnel et communautaire. Cela implique de ne pas tout comprendre non plus, de ne pas sans cesse vouloir remettre en question ce qui est dit ou affirmé ; accepter aussi de renoncer à nos idées que nous nous sommes forgés tout seul. On peut rêver d’un autre Dieu, mais il nous faut l’accueillir tel qu’il est, même si parfois, cela me déroute. Aimer notre Père du Ciel, et notre Mère l’Eglise, cela implique le même commandement de l’amour : aimer Dieu et son prochain comme soi même ! Ce don de piété nous aide à essayer d’aimer toutes les personnes humaines ! Pas leurs faiblesses ou leurs péchés, mais se dire que chaque personne est une histoire sacrée et qu’il ne faut pas confondre pécheur et péché. L’Eglise nous donne des modèles à aimer, qui nous ont aimé en premier : la première c’est la Vierge Marie. Et à Sa suite, il y a toute la communion des saints ! A chacun d’avoir « ses » saints qu’on préfère ou qui nous rejoint au mieux : Ste Rita, St Antoine, St Blaise, Ste Philomène, St Jean-Baptiste, Ste Thérèse, St Jean-Gabriel Perboyre, St Laurent, St Martin, Ste Germaine, St Jacques, etc. Il y a tant d’exemples ! Ces modèles nous renvoient vers nos contemporains. On peut rêver d’un monde meilleur ou différent, mais c’est notre monde tel qu’il existe que le Christ aime et qu’il désire sauver ! Pas une utopie ! Ce serait utopique de chercher des gens parfaits à aimer alors… nous recevons cette invitation à pardonner, à nous excuser aussi si nous faisons le mal, à supporter les faiblesses des autres et ne pas juger, en espérant que les autres fassent de même pour moi ! Et avoir une attention particulière aux pauvres, pleurer avec ceux qui pleurent, visiter les personnes malades ou âgées, aider les personnes en difficulté, redonner la lumière de l’espérance à celui qui a mis un genou à terre sur les chemins arides de la vie… « Ce que vous avez fait au plus petit qui est mon frère, c’est à moi que vous l’avez fait » : amour de Dieu et amour du prochain, voilà la plus belle des fraternités ! Le troisième don, c’est celui de la SCIENCE  : contre les ténèbres ! Sans la science (et l’inspiration) divine, nous sommes soumis à l’aveuglement des ténèbres du péché et des tentations de ce monde (et du Tentateur qui est… Malin !). Cet aveuglement provient d’abord de nous-mêmes car nous sommes blessés par le péché originel. Il provient aussi de la voix du Tentateur qui veut nous perdre (et pour cela, il va développer en nous les fruits de ces ténèbres). Il y a aussi l’esprit du monde, celui de la chair, qui nous empêche de faire ce que nous voudrions (cf. St Paul). Saint Jean-Paul II appelait cela « la civilisation de la mort » avec « ses structures de péchés » bien huilées, où tout est fait pour nous séparer du chemin de vie. Il invitait à y répondre en incarnant dans notre milieu de vie une « civilisation de l’amour ». En laissant ce don agir, la vérité nous apparaît et… la vérité nous rendra libre (Jn 8, 32) ! Cette vérité éclaire notre agir : ce que Dieu demande, ce que nous devons rechercher et… ce que nous devons fuir ! En sachant que « Dieu donne ce qu’il ordonne » (St Augustin) ! En écoutant notre cœur, les ténèbres se dissipent (car la lumière triomphe toujours de l’ombre). Les doutes s’apaisent, la confiance et l’abandon se développent, les erreurs disparaissent et la vérité apparaît. Nous voyons chaque chose sous sa véritable lumière, comme une préparation intérieure de ce que nous vivrons le jour de notre départ de la terre : nous aurons la pleine lumière sur nos vies, plus de fausses excuses ou de faux semblants… autant s’y habituer ! Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour… et nous verrons cette réalité forte de St Paul : « je ne fais pas le bien que je voudrais faire mais je commets le mal que je ne voudrais pas » (Rm 7, 19). Apprenons à ne pas avoir peur, à ne pas culpabiliser, car mon péché n’est qu’une goutte d’eau dans un brasier ardent d’amour (Ste Thérèse de l’Enfant Jésus). Le dessein d’amour du Père –que tous les hommes soient sauvés- devient alors notre espérance, notre pain pour la route. Il en va de mon bonheur, de notre bonheur ; cela m’aide à y adhérer et y mettre mon cœur. Notre route devient ainsi plus sûre (Ep 5,8-9 : « autrefois, vous étiez ténèbres : maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière, car la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité »). Le mois prochain, nous poursuivrons notre étude en évoquant les prochains dons : celui de la force et celui du conseil.

+Franz

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