NOUVELLE TRADUCTION DU MISSEL ROMAIN - LA CONSTITUTION APOSTOLIQUE MISSALE ROMANUM

La Constitution Apostolique Missale Romanum, promulguant le Missel Romain restauré par le Concile Vatican II. Voici la suite du texte : « Présentons, maintenant, dans ses grandes lignes, la nouvelle composition du Missel Romain. Tout d’abord, dans une Présentation générale, qui sert de préface au livre, on expose les règles nouvelles de la célébration de la messe, tant en ce qui concerne les rites et les fonctions de chacun des participants qu’en ce qui traite des objets nécessaires et de la disposition des lieux du culte. L’innovation majeure porte sur la prière eucharistique. Si le Rite romain a toujours admis que la première partie de cette prière, la préface, fût mobile, depuis les 4-5ème siècles, la seconde partie appelée « la règle de l’action sacrée » est demeurée invariable, tandis que les liturgies orientales admettaient au contraire la diversité dans leurs anaphores. Sur ce point, outre que la prière eucharistique s’est enrichie d’un grand nombre de préfaces, puisées à l’antique tradition romaine ou nouvellement composées, ce qui mettra au mieux en lumière les divers aspects du mystère du salut et procurera de plus amples motifs d’action de grâce, Nous avons décidé d’ajouter au Canon trois nouvelles prières eucharistiques. Toutefois, pour des raisons d’ordre pastoral et afin de rendre plus facile la concélébration, Nous avons ordonné que les paroles du Seigneur soient identiques dans chaque formulaire. Ainsi, en chaque prière, on dira les paroles suivantes : Sur le pain : PRENEZ ET MANGEZ EN TOUS : CECI EST MON CORPS LIVRE POUR VOUS, sur le calice : PRENEZ ET BUVEZ-EN TOUS, CAR CECI EST LA COUPE DE MON SANG, LE SANG DE L’ALLIANCE NOUVELLE ET ETERNELLE, QUI SERA VERSE POUR VOUS ET POUR LA MULTITUDE EN REMISSION DES PECHES. VOUS FEREZ CELA, EN MEMOIRE DE MOI. L’expression « le mystère de la foi », tirée du contexte des paroles du Christ, et dite par le prêtre, sert d’introduction à l’acclamation du peuple. En ce qui concerne l’ordo de la messe, « en gardant fidèlement la substance des rites, on les a simplifiés ». On a fait disparaître « ce qui, au cours des âges, a été redoublé ou été ajouté sans grande utilité », surtout dans le rite de l’offertoire, de la fraction du pain et de la communion. On a aussi rétabli « selon l’ancienne norme des saints Pères, certaines choses qui ont disparu sous les atteintes du temps », par exemple l’homélie, la prière universelle. On a enfin mis en valeur, au début de la messe, le rite pénitentiel de réconciliation avec Dieu et avec les frères. Selon la prescription Concile Vatican II, qui ordonnait de lire au peuple dans « un nombre d’années déterminé, la partie la plus importante des Saintes Ecritures », l’ensemble des lectures du dimanche a été réparti sur un cycle de trois ans. De plus, les dimanches et fêtes, la lecture de l’épître et de l’Evangile est précédée d’une lecture de l’Ancien Testament ou, au temps pascal, des Actes des Apôtres. De cette façon, le dynamisme du mystère du salut est mis plus clairement en lumière, à partir du texte même de la révélation divine. Ce très ample recueil de lectures bibliques, qui propose aux fidèles, les jours de fête, la partie la plus importante des Saintes Ecritures, est complétée par l’accès aux autres parties des livres saints, qui sont lus les jours non festifs. Tout cela a été ordonné de telle manière que s’intensifie chez les fidèles « la faim de la Parole de Dieu », par laquelle, sous la conduite de l’Esprit Saint, le peuple de la Nouvelle Alliance semble être poussé vers l’unité parfaite de l’Eglise. Nous avons vivement confiance que, de la sorte, prêtres et fidèles se prépareront plus saintement au repas du Seigneur, et aussi que, méditant plus profondément les Saintes Ecritures, ils se nourriront chaque jour davantage des paroles du Seigneur. Il s’ensuivra que, selon la recommandation de Vatican II, les saintes Lettres seront pour tous et une source perpétuelle de vie spirituelle, et l’instrument principal de la catéchèse chrétienne, et enfin, la moelle de tout enseignement de la théologie. Dans cette révision du Missel Romain, on n’a pas seulement changé les trois parties, dont Nous venons de parler, à savoir la prière eucharistique, l’ordo de la messe et celui des lectures, mais d’autres ont aussi été revues et considérablement modifiées : le temporal, le sanctoral, le commun des saints, les messes rituelles et les messes votives. On a apporté un soin particulier aux oraisons. Leur nombre a été augmenté, soit à partir des sources liturgiques anciennes, soit pour répondre à des besoins nouveaux. C’est ainsi qu’une oraison propre a été attribuée à chacun des jours des temps liturgiques principaux, à avoir ceux de l’Avent, de la Nativité, du Carême et de Pâques. Pour le reste, bien que le texte du Graduel romain, au moins en ce qui concerne le chant, n’ait pas subi de changement, on a restauré en vue de la participation du peuple, l’usage du psaume responsorial, dont St Augustin et St Léon le Grand font souvent mention, et on a adapté les antiennes d’entrée et de communion à la fonction qui leur revient quand elles ne peuvent pas être chantées. Pour terminer, Nous voulons donner force de loi à tout ce que Nous avons exposé plus haut sur le nouveau Missel. en promulguant l’édition officielle du Missel Romain, Notre prédécesseur St Pie V présentait celui-ci au peuple chrétien comme un instrument de l’unité liturgique et un témoin du culte authentique dans l’Eglise. Tout en laissant place dans le nouveau Missel « à des différences légitimes et des adaptations », selon les prescriptions du Concile Vatican II, Nous espérons cependant que ce Missel sera reçu, lui aussi, par les chrétiens comme un signe et un instrument d’unité : dans la diversité des langues une même prière montera ainsi vers le Père par notre Grand-Prêtre Jésus Christ dans l’Esprit Saint. Nous ordonnons que les prescriptions de cette Constitution entrent en vigueur le 30 novembre prochain, premier dimanche de l’Avent. Nous voulons que ce que Nous avons établi et prescrit soit tenu pour ferme et efficace, maintenant et à l’avenir, nonobstant, si c’est nécessaire, les Constitutions et Ordonnances apostoliques données par Nos prédécesseurs et toutes les autres prescriptions même dignes de mention spéciale et pouvant déroger à la loi. Donnée à Rome, au jour de la Cène du Seigneur, le 03 avril 1969, sixième année de Notre pontificat.

PAUL VI, PAPE.

Recension du père Franz

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